Voiries de Libreville : Ces jeunes boucheurs de trous qui versent dans la manche

 Voiries de Libreville : Ces jeunes boucheurs de trous qui versent dans la manche

À travers la capitale gabonaise, Libreville, plusieurs voiries dégradées reçoivent de temps à autre une forme de ” bouchage” de nids de poules effectuée par des jeunes gens de façon volontaire. Soucieux certainement d’améliorer la circulation dans ces zones de la ville. Il est quasiment devenu impossible de ne pas les rencontrer selon les artères empruntées. Sauf que, bien que leur intention soit louable, elle est gâchée par le fait qu’ils demandent systématiquement de l’argent aux passants et aux automobilistes.

<<Le week-end écoulé, derrière la maison Georges Rawiri abritant Gabon Télévisions, un père de famille a barré la route au motif que lui et sa famille y faisaient des travaux. Sauf que, ils exigeaient à nous autres de payer le passage >>, a confié un habitant de derrière l’Assemblée.

Le contexte

Dans un pays sérieux, les gens ne se lèvent pas un matin pour commencer à boucher des trous sur la route, pour ensuite systématiquement faire la manche et demander aux gens de leur donner quelque chose pour ça. Et le phénomène s’est étendu presque partout. On ne refuse pas que les routes sont en mauvais état à Libreville, et que ça appelle à essayer de réparer les trous par-ci ou par-là.  Mais Non seulement le travail qu’ils font ne sert pas vraiment à grand chose à long terme, puisque c’est pas un travail qui peut résister longtemps au passage des véhicules, ce qui les ramène à nouveau sur le même travail qui du coup, n’en finit pas, et ensuite ça donne à penser que cela ressemble à une sorte d’arnaque de la part de ces gens pour soutirer de l’argent aux automobilistes, avec leur main tendue à chaque fois.

Solliciter les autorités municipales

Quand on veut faire les choses sérieusement, ces jeunes débrouillards devraient se consistuer en comités dans leurs différents Quartiers, et ensuite demander une audience aux autorités municipales afin de présenter leur démarche, et si possible solliciter un accompagnement des maires, afin de leur fournir un peu de matériel pour faire un travail plus sérieux que ça, et en contrepartie, la municipalité donne un subside à ces jeunes là pour le travail qu’ils vont faire.

Et comme ça, plus besoin d’agresser psychologiquement les automobilistes en leur demandant des pièces d’argent. Car aussi louable que soit leur démarche de chercher à reboucher les trous et les creux sur la route, personne ne les a envoyé faire ça, et pire encore, qu’ils le fassent ou qu’ils ne le fassent pas, la route sera toujours la même, en piteux état de circulation.

Sachant que ça ne change pas grand chose à l’état général de la route, autant ne pas le faire, et laisser les autorités faire preuve de la négligence d’entretien légendaire dont sont toujours coupables les autorités de ce pays, et se décider de venir réparer la route  quand ils le voudront.

Les conseils pour ces jeunes

Arrêtez de demander de l’argent pour quelques cailloux versés sur la route. Honnêtement, cette bonne volonté que vous montrez,  vous devriez l’utiliser dans des domaines qui vous valoriseraient bien mieux, comme l’agriculture par exemple ou alors concurrencer le jardinage des ouest-africains que l’on voit aux abords de la voie express, qui vous rapporterait bien mieux que la main tendue aux automobilistes dans l’espoir de quelques pièces. Y a de la volonté, mais elle est mal orientée dans ce qui maintient toujours nos jeunes dans la précarité et la quasi mendicité, alors qu’il y a mieux dans quoi ils peuvent exercer cette volonté de faire les choses.

Si les avis divergent, il faudrait retenir un point qui converge tout de même, ce travail peut et doit être amélioré.

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