Violences conjugales: ce qu’il faut savoir sur le féminicide

 Violences conjugales: ce qu’il faut savoir sur le féminicide

La  violence conjugale est la violence exercée par un conjoint  sur l’autre, au sein d’un couple, s’inscrivant dans un rapport de domination et se distinguant des disputes conjugales entre individus égaux. Elle se manifeste surtout par des agressions verbales, psychologiques, physiques, sexuelles, des menaces, des pressions, des privations ou des contraintes pouvant causer chez la victime des dommages psychologiques, physiques, un isolement social voire aller jusqu’à la mort. Pour le dernier cas, on parle de Féminicide.

Qu’est-ce que le féminicide ?

Pour la sociologue Diana E. H. Russell,qui le prononce pour la première fois en 1976, le féminicide – ou fémicide – “concerne entre autres la lapidation des femmes, ce qu’on appelle des crimes d’honneur, le fait de tuer sa femme parce qu’elle veut partir/a souri au voisin/s’habille trop court/et toute autre excellente raison trouvées pour expliquer le meurtre de sa femme car elle ne s’est pas comportée comme la société sexiste le lui a enseigné”.

Les types de féminicides

Pour l’Organisation Mondiale de la Santé, il existerait quatre (4) types de féminicides.

– Le féminicide intime : un crime individuel commis par un partenaire ou un ex-partenaire ; cela concerne 35% de l’ensemble des meurtres commis sur les femmes dans le monde.

  Les crimes dits d’honneur : un membre de la famille tue une femme ou une fille qui aurait commis une transgression sociale de genre (avoir été violée peut être considéré comme une transgression sociale de genre).

– Le crime lié à la dot : tuer une femme pour un conflit lié à la dot devant être versée par la famille de la femme.

– Le féminicide non intime : il s’agit d’un crime commis par une personne qui n’a pas de lien intime ou familial avec la victime.

Quels sont les efforts du Gabon?

Afin de lutter contre les violences conjugales dont sont victimes 2 femmes sur 3 dans notre pays, notamment : 21% victimes de violences sexuelles ; 46 % victimes de violences physiques de la part de leur conjoint,  le Gabon a renforcé sa loi en matière de protection de la femme. Mais aussi, un numéro vert,le 1404, a été mis en place afin de  dénoncer ces violences ; et un site également internet, www.gabon-egalite.com, a vu le jour.  Il revient désormais aux populations de dénoncer les violences conjugales dont elles sont victimes ou témoins.

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