Un numéro d’appel pour les victimes

 Un numéro d’appel pour les victimes

 1404 est le numéro gratuit, anonyme et confidentiel, mis à la disposition des personnes victimes de violences basées sur le genre au Gabon. Initiative du gouvernement, mise en place par le ministère des Affaires sociales et des droits des femmes, ce numéro d’urgence est accompagné d’un site internet dédié à la sensibilisation sur la prévention des violences sexistes.

Mme Prisca Koho épse. Nlend, ministre des Affaires sociales et des Droits des femmes, qui a récemment rendu publiques ces innovations a expliqué que le numéro vert mis à la disposition des femmes victimes de violences est « un espace de parole, pour aider, soutenir et accompagner toutes les victimes de violences ». Selon elle, l’État a le devoir d’« assurer la protection de ses citoyens contre toutes les formes de violences qui les menacent (…) violences qui ont des conséquences bien réelles, au-delà de la sphère personnelle et familiale. Elles impactent le développement de notre pays tout entier », estime-t-elle.

Le numéro vert mis en place est gratuit et joignable 7/7j et 24/24h, sur le Grand Libreville et se compose depuis un poste fixe ou mobile.

Pour le Premier ministre, Mme Rose Ossouka Raponda, « il s’agit-là d’une avancée concrète dans la mise en œuvre des recommandations issues du rapport sur la Stratégie de promotion des droits de la femme et de réduction des inégalités femmes/hommes ». Une stratégie contenant une trentaine de mesures (33) ambitieuses, conçues pour la protection des femmes gabonaise contre les pratiques discriminatoires et la promotion de leur autonomisation aux plans économique, social et politique.  

A La plateforme numérique qui accompagne ce numéro vert est : www.gabon-egalite.com. Elle est destinée à la sensibilisation et à l’information, avec des contenus traitant de l’égalité femmes-hommes, ainsi que des violences physiques, sexuelles ou morales.

Les instruments ainsi mis en place, sont pour le ministère des Affaires sociales et des droits des femmes, des instruments renforçant les réformes en discussions au Parlement, dont la réforme des codes civil et pénal, que le site internet s’emploiera à vulgariser en leur qualités de corpus juridique en faveur d’une meilleure protection des femmes, pour plus d’égalité de genres, estime, pour sa part, Erlyne Antonela Ndembet épse. Damas, ministre de la Justice, Garde des Sceaux chargé des Droits de l’Homme.

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