Rallyes mortels : quand les grumiers sèment la mort et deviennent des ”assassins” sur la Nationale 1

 Rallyes mortels : quand les grumiers sèment la mort et deviennent des ”assassins” sur la Nationale 1
Le transport des grumes par les gros porteurs est entrain de devenir une véritable préoccupation aussi bien sur la table des autorités Gabonaises qu’au sein de la population. En effet, chaque année sont enregistrés de nombreux accidents sur la route Nationale 1 à différents niveaux, le plus souvent avec mort d’hommes.

En décembre 2019, pour lutter contre ce phénomène d’accidents, l’ancien Ndong Sima (ancien Premier Ministre), avait lancé une pétition ”Halte à la circulation des grumiers et semi-remorques les week-ends et la nuit”.  Pour lui, à cause de leur gabarit imposant, l’interdiction faite à ces mastodontes qui sèment la mort et la désolation au sein de nombreuses familles auraient participé à la sécurité des autres automobilistes.

Pourtant, en 2016 déjà, le gouvernement avait pris la décision d’interdire les voyages des grumiers la nuit à la suite de la tragédie courant août au village Messe où 17 personnes avaient trouvé la mort dans une collision entre un minibus et un véhicule du type Canter à cause du mauvais stationnement d’un grumier. Mais il semble que cette interdiction soit devenue caduque. Au point que l’on constate désormais des grumiers en plein rallyes sur la nationale ou circulant à des heures tardives sans que les conducteurs ne soient inquiétés.

Le 21 juin 2021 sur la route nationale n°1 entre les villes de Mouila et de Ndendé, une collusion entre une camionnette de type Canter et un camion grumier de marque Volvo roulant en convoi occasionnait la mort de six personnes, 19 blessés dont 7 grièvement, d’après le bilan provisoire qui avait été établi par les services compétents. Un accident qui avait poussé la Présidente du SÉNAT, Lucie Milebou Epse Aubusson à interpeller le gouvernement gabonais sur la nécessité d’interdire à ces mastodontes de circuler également ”le dimanche et les jours fériés”.

Mais il semble que ces différentes interpellations n’aient toujours pas eu un écho favorable aux oreilles des autorités gouvernementales plus qu’au cours du weekend dernier, le tour est arrivé à un haut cadre du Parti Démocratique Gabonais d’être brutalement arraché à ce monde en compagnie de deux de ses frères, au cours d’un énième accident de circulation impliquant une fois de plus, un grumier.

OPHS

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