Pourquoi la SNI attend-elle ”toujours arracher” aux populations les terrains qu’elles ont aménagés depuis des années?

 Pourquoi la SNI attend-elle ”toujours arracher” aux populations les terrains qu’elles ont aménagés depuis des années?
La Société Nationale Immobilière (SNI), entité étatique, que dirige M. Kamonomo , serait-elle devenue un bourreau des populations gabonaises en terme d’expropriation de terrains ? C’est désormais la question qui taraude l’esprit de chaque citoyen et observateur de la société civile de notre pays. En effet, depuis plusieurs jours, les habitants de derrière l’Université Internationale de Libreville (Berth et Jean), ont vu la SNI y installer un panneau signalant que les parcelles Nº 20 ZSA /102 ; CS6/119 ; ZS6, seraient une propriété de la SNI. Le panneau indique également ”Lotissement d’Essassa”.

En des termes simples, les habitants installés et ceux qui y construisent sont sommés de quitter les parcelles susmentionnées. Selon les raisons évoquées, elles seraient d’utilité publique. Une situation que ces derniers refusent catégoriquement d’accepter au regard des manoeuvres effectuées dans l’ombre depuis quelques années pour les déguerpir de là. En effet, certains y voient le retour à la charge de deux hautes personnalités du pays qui avaient déjà de s’accaparer lesdites parcelles.

Il est quand même incompréhensible de constater qu’après autant d’efforts réalisés par les populations pour rendre habitables des endroits tels que derrière Berth et Jean, qu’ils y bâtissent des maisons, et se voir notifier après plusieurs années, qu’elles doivent quitter ces zones. Pourquoi la SNI attend-elle souvent que les terrains soient habitables, travaillés par les populations elles-mêmes, pour venir par la suite brandir que ces terrains seraient d’utilité publique ? Que fera-t-on de ces personnes qui y ont investi leurs économies ?

Le problème du titre foncier dans notre pays reste toujours autant d’actualité, il faudrait assurément que les autorités se penchent sérieusement sur ce dossier car les populations de derrière Berth et Jean ne comptent pas se laisser faire.

OPHS

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