Port-gentil en pleine ”séropositivité” au VIH SIDA : les populations s’inquiètent

 Port-gentil en pleine ”séropositivité” au VIH SIDA : les populations s’inquiètent
À l’occasion de la célébration de la journée internationale de la lutte contre le VIH SIDA, le Dr. André Mbéti, médecin en chef du Centre de traitement ambulatoire (CTA) de Port-gentil, dans la province de l’Ogooué-Maritime, a récemment indiqué que ”près de 4000 personnes séropositives inscrites sur la liste dudit CTA ont disparu dans la nature”.

Une situation qui ne s’avère pas anodine au regard de ce qui se passe sur l’ensemble du territoire national concernant la disparition dans la ”nature” des personnes séropositives. Pourtant, les Nations Unies n’ont cesse d’appeler les gouvernements à ”mettre fin aux inégalités, mettre fin au SIDA d’ici à 2030”.Et dans le même élan, le Médecin en Chef a souligné la faiblesse des ressources humaines et matérielles qui a un impact évident sur les activités menées par le Centre. Selon le médecin, ”sur 6 800 personnes inscrites sur la liste des patients du CTA de Port-Gentil, seuls 2800 patients font régulièrement leur suivi”, les 4000 étant aux abonnés absents.

Ce phénomène de ”perdus de vue” a évidemment des conséquences sur le suivi et l’évaluation de l’efficacité de la prise en charge globale des personnes vivant avec le VIH SIDA sur le territoire gabonais. Et le cas de l’Ogooué Maritime n’est pas isolé. Tout le contraire, quasiment toutes les provinces sont touchées par cette situation. Il revient donc au gouvernement gabonais d’élaborer une politique qui puisse prévenir ces disparitions dans la nature des malades.

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