Les raisons du refus d’entrée à Omar Denis Bongo ?

 Les raisons du refus d’entrée à Omar Denis Bongo ?

Luttes de pouvoir au sein du clan Omdimba ?

En toile de fond lors des funérailles de Fidel Andjoua.

Dès l’hospitalisation à Libreville, le 16 avril 2021, de fidèle Andjoua, frère ainé du défunt Omar Bongo Ondimba, il avait été mis en exergue la visite que lui avait rendue Ali Bongo Ondimba, accompagné de son fils Noureddine Bongo Valentin. Comme une démarche d’adoubement ?

Plus tard, au moment des obsèques, Omar Denis Bongo Ondimba fait face au refus de son entrée à la frontière Gabon-Congo. Tout simplement parce que l’autorisation d’entrée qu’il détenait lui permettait que d’être accompagné de 10 personnes et non de 45, tel que constaté par les autorités gabonaises, qui plus est, « des personnes lourdement armées », ainsi que l’affirme la communication de la présidence de la République à Libreville. 

Pour parer à tout dérapage, le Gabon dépêchera un contingent armé et un haut gradé dira : « Le Gabon n’est pas le Congo ». Au palais du bord de mer, on précise : « « L’objectif est tout simplement de faire respecter le droit. Il y a des règles. Chacun est tenu de les respecter », celles des restrictions du fait de la pandémie du covid-19.

Un détail, et non des moindres, Omar Denis était accompagné de sa grand-mère, l’épouse de Denis Sassou Nguesso, chef de l’Etat congolais. A ce niveau de représentation, on aurait pu considérer les choses autrement, Mme Antoinette Sassou Nguesso n’étant pas n’importe qui, mais une Première Dame, qui plus est, de la belle-famille du pays voisin.

Mais, si tout ceci n’a pas pesé sur la balance des autorités gabonaises, obligeant ainsi Omar Denis au blâme de n’avoir pas assisté aux funérailles de son oncle, il faut comprendre que le problème est ailleurs. Ceux qui ont assisté aux hommages dans la commune d’Akanda, vendredi, se sont bien rendus compte que les tentes apprêtées pour la circonstance ont fait le plein, sans devoir limiter les arrivées…Que dire ?

Le rappel, dans les communications publiques, qu’Omar Denis avait, lors de sa dernière visite à Franceville, eu un bain de foule, montre ce qui irrite le palais présidentiel à Libreville, sinon que ce jeune homme prenne de l’ascendant et finisse par constituer une véritable gêne. C’est bien lui l’huile sur le feu, à surveiller absolument. Dans les circonstances de ces obsèques du patriarche de la famille, il aurait certainement mobilisé l’attention de certains. Et cela aurait fait ombrage au dauphin ?

Tout compte fait, les appétits de pouvoir tiraillent la famille présidentielle de tous les côtés et, le plus plausible est que tout se mette en place, pour qu’aucun obstacle ne se mettra sur le chemin que l’on trace, jour après jour, à Noureddine Bongo Valentin. Quitte à se mettre à froid avec le Congo voisin. On ne joue pas avec ces choses-là…Et, devrait-on jouer avec la famille ?

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