” Le problème de l’ANBG c’est qu’elle a pluralisé le terme élite”

 ” Le problème de l’ANBG c’est qu’elle a pluralisé le terme élite”
La semaine écoulée l’agence gabonaise des bourses du Gabon (Anbg) s’est rendue au sein de l’Université Omar Bongo (UOB) aux fins d’expliquer la situation d’attributions et de paiement des bourses d’études supérieures aux étudiants de ladite université dont des milliers attendent depuis 2019 leur “gros” lot.

Sur l’octroi de la bourse

L’ANBG compte à partir de l’année académique 2021-2022, faire appliquer des mesures qui existent dans les textes. Notamment l’article 148. Dorénavant, pour pouvoir prétendre à l’octroi d’une bourse, les étudiants désireux de suivre une formation dans l’enseignement général doivent avoir une moyenne supérieure ou égale à « 10 » et être âgés de « 22 ans » maximum et « 24 ans » pour ceux désireux de suivre une formation dans l’enseignement technique et professionnel. Les critères de moyenne et d’âges seront donc appliqués. Et en ce qui concerne les étudiants, l’octroi de bourse pour l’année suivante sera conditionné par le passage en année supérieure. “On a longtemps octroyé des bourses sans critères”, avait prévenu depuis 2018 l’ancien DG de l’agence.

La nécessité de rédefinir le rôle de l’ANBG

Il y a cependant un véritable problème qui se pose. Le ministère de l’enseignement supérieur a mis en place des plateformes qui s’occupent de l’orientation des bacheliers. Mais c’est ce que fait aussi l’ANBG, orienter les bacheliers en octroyant une bourse. L’étudiant doit se plier au choix d’orientation de l’agence s’il veut bénéficier de sa bourse. Et dans le même temps, il Y’a un faussé entre les montants perçus par les étudiants gabonais envoyés à l’étranger et ceux qui restent au Gabon. “Ça veut aussi dire que 1000 étudiants envoyés à l’étranger par l’anbg pèsent 52000 étudiants de L’UOB selon que l’année coûte à peu près 3000 euros à l’état gabonais par an pour un seul étudiant”.

Au final, le problème de l’anbg réside aussi dans le fait qu’elle ait pluralisé le terme élite. On parle d’une élite et non des élites. Pourtant, “on octroie depuis longtemps des bourses à tout le monde sans critères et voilà le budget des bourses a augmenté de manière exponentielle”, indiquait déjà M. Berre, ancien DG anbg, 2018.

C’est donc qu’il faudrait bien expliquer la vision et la politique qui doivent être mises en place. Les critères évoqués doivent permettre à l’État de faire des économies mais aussi de parvenir à un niveau d’éducation élitiste. Celà impose des choix forts.

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