Le principe du floutage des photos et des vidéos : le droit à l’image

 Le principe du floutage des photos et des vidéos : le droit à l’image
En matière de presse sinon de médias, l’on constate une forme de méconnaissance des statuts et principes qui régissent le secteur en République gabonaise. Entre l’arrogance de certains patrons de médias qui disent tout connaître du métier et l’amateurisme de plusieurs confrères, il y en a qui oublient pourtant même les principes fondamentaux.

“Flouter” ou ne pas “flouter” les photos d’actualité?

Le code de la communication oblige aux journalistes, aux télévisions , le “floutage” du visage des personnes mises en cause dans des procédures judiciaires, menottées ou en garde à vue, par respect de la présomption d’innocence. Les personnes qui n’ont pas encore été reconnues coupables par un jury.

Pourtant au Gabon,face à un arsenal juridique qui protège le droit à l’image des personnes, plusieurs médias banalisent le recours au floutage des visages. Non sans risques. Car, ces personnes pourraient ester en justice ces médias qui très souvent refusent de s’aligner depuis que la HAC est semble-t-il en hibernation pour le moment.

Pourquoi faire recours au floutage des visages?

– Concernant « la protection de l’enfance et de l’adolescence à la télévision »

«Lorsqu’un reportage risque d’avoir des conséquences négatives pour un mineur, de rendre plus difficile sa vie familiale, sociale, médicale ou judiciaire, il convient, dans l’intérêt de l’avenir de l’enfant, de protéger son identité».

– Concernant le respect de la présomption d’innocence et du droit des victimes

«Lorsqu’elle est réalisée sans l’accord de l’intéressé, la diffusion ( ) de l’image d’une personne identifiée ou identifiable mise en cause à l’occasion d’une procédure pénale mais n’ayant pas fait l’objet d’un jugement de condamnation et faisant apparaître, soit que cette personne porte des menottes ou entraves, soit qu’elle est placée en détention provisoire, est punie ».

– Le droit à l’image est consacré par le code civil

«Chacun a droit au respect de sa vie privée».

La vie privée et l’intimité des particuliers sont protégées. Toute personne dispose, sur son image ou sur l’utilisation qui en est faite, d’un droit exclusif et peut s’opposer à sa diffusion ou à la divulgation de son identité.

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