Le Maroc en marche pour devenir le leader africain des vaccins

L’Afrique n’a pas intérêt à être en marge des enjeux actuels liés au développement sanitaire à travers le monde. Et la pandémie de la COVID qui sévit depuis bientôt trois ans déjà a dévoilé combien le continent est très en retard du reste de la planète. C’est dans cette optique que s’aligne le gouvernement Marocain en développant leur système de santé.

En effet, en prenant attache avec l’Institut Pasteur du Maroc en vue de créer un laboratoire national qui puisse être capable de produire des vaccins made in Maroc à l’échelle mondiale.  L’objectif visé, réduire la dépendance du pays et du continent africain envers l’occident. Et le royaume chérifien s’est désormais donné pour mission d’être le leader africain en la matière, de sorte que dans cinq ans au moins, la biotechnologie soit une réalité sur le continent africain.

Pour se faire, le Roi Mohammed VI a récemment posé la première pierre de la future usine de fabrication de vaccins à Benslimane, dans la région de Casablanca, baptisée Sensyo Pharmatech. L’objectif étant ”d’assurer l’autosuffisance du Maroc en vaccins et se positionner en tant que producteur clé de produits biologiques pour l’Afrique et le monde”, a indiqué Othman Benjelloun,  cité par l’agence de presse marocaine MAP.

Selon les informations,  ”le site ne produira pas les vaccins de A à Z dans un premier temps. Il sera dévolu au segment du fill and finish, c’est-à-dire le conditionnement en flacons ou en seringues de produits importés. Les premiers lots d’essais sont prévus pour juillet et la production doit atteindre 600 millions de doses à la fin de l’année. Plus tard, dans les deux à trois prochaines années, l’usine doit se mettre, via différents transferts de technologies, à la fabrication des substances actives d’une vingtaine de vaccins et produits biothérapeutiques, incluant trois vaccins contre le Covid-19 dont les noms n’ont pas encore été dévoilés. Enfin, à long terme, le projet prévoit la création d’un pôle de recherche et développement pour inventer des vaccins  made in Morocco”.

Les retombées d’un tel investissement se mesureront donc à l’échelle continentale et internationale. Vivement que d’autres pays africains investissent autant dans d’autres projets sanitaires.

OPHS

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