Le Gabon propose la réduction de la déforestation

 Le Gabon propose la réduction de la déforestation

Deuxième ressource de l’économie gabonaise, le bois représente au 31 décembre 2020, 11% des exportations totales. Néanmoins, depuis des années, des plans et projets sont mis en œuvre pour limiter l’exploitation de ces essences vouées à la disparition et dont l’abattage systématique participe au réchauffement climatique.

Invité de l’envoyé spécial du Président des États-Unis pour le climat, John Kerry, le Pr Lee White a récemment pris part au Sommet des Leaders sur le Climat. Le ministre gabonais des Eaux et Forêts, de la Mer, de l’Environnement, chargé du Plan Climat et du Plan d’Affectation des terres est intervenu dans le segment ministériel portant sur les solutions en lien avec la Nature pour lutter contre les changements climatiques. 

Ce segment ministériel virtuel a vu également la participation des Ministres en charge de  l’Environnement du Canada, du Costa Rica, du Pérou, des Seychelles, etc., qui se sont penchés que le rôle crucial des solutions  fondées sur la nature dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et le renforcement de la résilience climatique, dont des efforts visant à réduire  la déforestation et la perte de zones humides, la restauration des écosystèmes marins et  terrestres, ainsi que la promotion des pratiques agricoles durables.

Le Gabon a proposé, à cette occasion, l’adoption d’une coupe sélective du bois pour maintenir le stock de carbone, à raison de 2 arbres par hectare pendant 25 ans. Lee White a, par ailleurs, appelé les pays producteurs à favoriser la deuxième et troisième transformation du bois localement. Ce qui, selon lui, permettrait de créer des emplois et des moyens de subsistance inexorablement liés à la survie et à la gestion durable des forêts.

Le Ministre en charge de l’Environnement a, de ce fait, rappelé l’engagement du Gabon à créer 30 % de zones protégées sur terre et en mer d’ici à 2030 et affirmé que le pays dispose d’un modèle permettant d’exploiter le pouvoir de la nature, pour à la fois de développer et stabiliser le climat.

A titre de rappel, le président Ali Bongo a, il y a quelques années, plaidé pour que les pays africains n’exportent plus leurs matières premières qu’après une première et/ou une deuxième transformation, afin de leur conférer de la valeur ajoutée localement.

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