Étudiant gabonais mort à Dakar: son esprit s’empare d’un corps et demande à être rapatrié

 Étudiant gabonais mort à Dakar: son esprit s’empare d’un corps et demande à être rapatrié

<<JE VEUX ÊTRE ENTERRÉ DANS MON PAYS »

Bonjour Mr le président Ali Bongo Ondimba,

Mr le ministre des affaires étrangères ,

et tous les autres ministres du Gabon,

Je m’adresse à vous aujourd’hui au travers la voix des morts pour solliciter votre aide, une dernière d’ailleurs qui permettra à mon âme de se reposer en paix.

J’étais votre enfant , le frère de certains et l’ami de plusieurs ici.

Je ne venais pas d’une famille riche ; maman Sylvie qui est ma mère a toujours tout fait pour que je puisse parvenir au sommet de la réussite, elle a toujours cru en moi, j’ai été tout son espoir, celui qui enlèverait son tabouret de manioc devant la maison pour une voiture climatisée; c’est pourquoi avec les 500fca qu’elle gagnait chaque matin dans Franceville ; elle a pu m’envoyer à l’étranger au Sénégal pour poursuivre mes études.  J’ai réussi à lui faire honneur avec l’obtention de mon premier diplôme (ma licence ).

Jusqu’à ce qu’un malaise surgisse en mon corps et m’arrache à la vie ce 06 août 2021. Je n’ai jamais souhaité mourir ici car je suis conscient que mon corps finira dans l’un des cimetières de ce pays.

Si je pouvais,  je devais me battre contre la mort Chères autorités.

Je ne pouvais rien décider face à la volonté de Dieu croyez moi .

Je puise cette force actuellement dans une morgue avec autour de moi des corps que l’on retire chaque jour. Mais moi je suis là depuis le 06 , je ne suis pas entretenu. Les agents de la structure passent devant moi s’interrogent sur qui je suis.

Mon corps se décompose parceque je ne suis pas  mort chez moi , je n’ai pas un parent pour me suivre.

Venez moi en aide, j’ai besoin que mes parents me voient pour la dernière fois je veux être enterré sur ma terre natale, franceville, de mes aïeux, aux côtés de mes grands parents.

Le rapatriement est élevé à 3.676.860 fcfa, une somme que mes parents ne peuvent pas sortir. Vous savez bien le transfert de l’esprit qui se passe; j’ai donc prêté ce corps pour solliciter votre aide.

Je ne voulais pas mourir.

Je n’ai pas volé, c’était juste un malaise, depuis un moment nous faisons tous face à une perte de l’odorat, des fièvres fortes, des courbatures similaires aux symptômes du coronavirus. De mon vivant, mon souhait était que mon image tourne ainsi pour ma nomination ou une réussite quelconque.

Je prête ce corps avec honte car de mon vivant même un bonjour je ne lui avais jamais donné.

Honte de m’exposer et exposer la faiblesse actuelle de ma famille face a mon cas mais hélas.

J’étais THIERRY

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