Enquête sur l’alimentation: Libreville la bouche dans la malbouffe

 Enquête sur l’alimentation: Libreville la bouche dans la malbouffe

La vente du pain à la sauvette, dans des brouettes, à l’air libre et exposé à la poussière. Qui autorise cet empoisonnement populaire ?

Poisson, cotis, ailes et cuisses de poulet braisés, la nourriture à emporter a la côte auprès des Librevillois depuis plusieurs années déjà. En rentrant le soir de leurs occupations , les riverains ont souvent l’habitude de s’arrêter auprès des braiseurs afin de se procurer à manger. De la nourriture rapide qui nourrit plusieurs familles de la capitale gabonaise, la restauration de rue.

Mais bien que agréable au regard, appétissant au goûté, cette nourriture dont sont férus de nombreux habitants, ne présentent pas en majorité la garantie d’être saine. Pour cause, peu de commerçantes prennent la peine de faire attention à l’hygiène en matière de sécurité alimentaire. Local ou lieu insalubre, grillage de cuisson noirâtre, la nourriture braisée est exposée à la poussière et aux mouches tandis que l’on sait la dangerosité que cela représente sur la santé. Tout ceci, sous le regard des entités étatiques censées veiller à la sécurité alimentaire des populations.

L’agence gabonaise de la sécurité alimentaire (Agasa) et la direction générale de la Concurrence et de la consommation (DGCC ) sont notamment les garants en matière de sécurité alimentaire. Pourtant, il semblerait qu’à ce niveau, le laxisme soit évident. Et au sein des hôpitaux, ce ne sont pas les victimes de cette mal bouffe qui manquent.

<< J’avais l’habitude de manger la nourriture du dehors, précisément les nikes (ailes de poulet). C’était devenu une habitude d’en prendre à chaque fois que je rentrais du travail le soir. Mais au bout de plusieurs mois, je suis tombé gravement malade.  Mes excréments analysés ont dévoilé au spécialiste que la qualité de mon alimentation était le problème. Ça changeait de couleurs à chaque fois. C’était vraiment inquiétant. Depuis lors, j’ai arrêté avec la nourriture du dehors >>, a indiqué Yves, hospitalisé pendant un (1) mois au CHUL.

Dans les dos tournés ( cafétérias), la situation est encore pis. Cuisines crasseuses, ustensiles négligemment nettoyées, aliments mal conservés, c’est tout un ensemble qui met en danger la santé des consommateurs. Et dans cet empoisonnement populaire, l’on se pose la question de savoir : que font les agents de la sécurité alimentaire ?

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