Éducation : réponse du berger à la bergère, les Syndicats répondent aux menaces par des menaces

 Éducation : réponse du berger à la bergère, les Syndicats répondent  aux menaces par des menaces
Faisant suite à la déclaration qu’ils ont qualifié de “menaces” , la coalition SENA et CONASYSED ont tenu hier un point de presse afin de répondre au ministre de l’éducation nationale qui ne semble pas vouloir plier l’échine face aux revendications des enseignants grévistes. Affirmant plutôt vouloir suspendre les soldes et radier les uns et les autres.

Contrairement aux chiffres annoncés par le conseiller technique du Ministre, Fridolin Mve MINSTA a déclaré qu’il ”reste en réalité 682 dossiers en attente sans compter ceux des promotions 2015 et 2020”. Fustigeant au passage la vision ”anarchique” qu’a le ministre de la grève actuelle des enseignants.

” La grève n’est ni une faute professionnelle, ni un délit encore moins un crime…Vous ne parviendrez donc nullement par les menaces à endiguer la vague de colère, de protestation et d’indignation qui gagnent l’ensemble des enseignants du Gabon”, a ajouté le Représentant National du SENA. Les uns et ‘es autres réclament également du ministère, la libération du bon de caisse de feu Louis Patrick MOMBO, délégué national de la CONASYSED, décédé récemment.

Et, ”S’agissant de la rétention de bons de caisse ou de l’éventuelle coupure  de salaire des enseignants grévistes, il est prouvé que le gouvernement est en totale violation des dispositions des articles 71 de la loi 1/2005 du 04 février 2005…”, souligne le syndicaliste.

 Désormais donc, il semble bien que le bras de fer soit lancé, les enseignants n’entendent donc pas céder ”aux menaces qui en réalité sont un aveu d’échec” de la part du ministre de l’éducation nationale qui reconnaît au passage, l’impact de la grève (20% des établissements) sur l’ensemble du territoire national. Un pourcentage en hausse de 8% contrairement au 12 % du mois dernier.

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