Éducation : la jeunesse gabonaise prise en otage, n’est-elle plus sacrée ?

 Éducation : la jeunesse gabonaise prise en otage, n’est-elle plus sacrée ?
Les images de salles de classe vides, d’établissements dont les élèves se pavanent en pleine cours de récréation plutôt que d’être dans les salles, inondent la toile depuis plusieurs semaines déjà. Un motif de fierté pour ces syndicats que sont la Conasysed et le SENA de voir la jeunesse gabonaise être privée d’un de ses droits ?

Certes les revendications posées par les syndicalistes sont normales et relèvent de leurs droits aussi. Et dans le cas d’espèce, les autorités gabonaises auraient dû anticiper l’avènement d’un tel mouvement qui aujourd’hui a déjà causé un retard dans le démarrage des activités pédagogiques de cette année académique 2021-2022. Encore une énième année académique qui sera émaillée de grèves ?

Mais ayant été reçu par le Ministre de l’Education Nationale en fin de semaine écoulée, et après avoir échangé avec lui, les syndicats ne semblent pas pour autant lâcher du lest. Tout le contraire, la grève timide au départ, est entrain de s’emparer de plusieurs établissements à travers la capitale gabonaise et dans le reste des autres provinces.

Et à ce jeu de qui bombe le plus le torse entre la tutelle et les syndicats, ce sont les apprenants du public, qui une fois de plus et une fois de trop, se retrouvent encore pénalisés pour une rentrée des classes qui aurait dûe débuter depuis le 27 septembre. La jeunesse gabonaise n’est-elle plus sacrée ? La question est posée.

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