Dépravation des mœurs : quid des malades mentaux ?

 Dépravation des mœurs : quid des malades mentaux ?
La dépravation des mœurs, un propos qui revient très souvent dans la bouche et sous la plume de nombreux internautes. Il n’est plus rare d’en entendre parler où que l’on soit. Et si le plus souvent la dépravation est constatée sur les réseaux sociaux par des images obscènes diffusées, il n’en demeure pas moins qu’une autre forme prend aussi de l’ampleur sous nos yeux: les malades mentaux qui se pavanent nus dans plusieurs rues de nos villes.

Pourtant, au Gabon, ce ne sont pas les textes de loi qui manquent. Seule leur application fait défaut :

Art 4 : Les personnes atteintes des troubles mentaux jouissent des mêmes droits que les autres citoyens. Toutefois, compte tenu de leur état de vulnérabilité, l’État doit particulièrement veiller au respect de leurs droits ci-après :

– du droit à la dignité et au respect de leur personne ;

– du droit à l’intimité et à l’autonomie personnelle ;

– du droit d’accès dans les structures de santé mentale ;

– du droit à des soins et des traitements de qualité ;

 et de leurs biens ;

Art 6 : Les pouvoirs publics ONT L’OBLIGATION d’offrir aux malades mentaux quelque soit leur âge, des soins médicaux, psychiatriques et de leur assurer une prise en charge psychologique et sociale.

Cet ensemble de dispositions est régi notamment par la Loi n°009/2015 du 7 mars 2016 fixant les modalités de prise en charge des malades mentaux et de protection de leurs droits en République gabonaise. Nos enfants doivent-ils continuer à voir un tel spectacle dans les rues?

OPHS

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