Contre soleil et pluies : les Librevillois toujours en fils indiennes pour le Ngori

 Contre soleil et pluies : les Librevillois toujours en fils indiennes pour le Ngori
L’on est à des années lumières de la belle époque de la Sogatra, celle où les bus étaient à l’heure et réglés comme des pendules à horloge. Être à l’heure était la marque de fabrique de l’ancêtre du transport public. Les clients étaient des privilégiés, une certaine fierté se lisait sur les visages à la descente des bus. Mais ça, c’était avant.

Au fil des décennies,les difficultés de gestion et le manque de mains d’œuvre pour la maintenance des moyens roulant ont fini par avoir raison du transport public urbain au Gabon. L’arrivée de Trans’Urb et de Trans’Akanda dont on ignore toujours concrètement le statut (entreprises publiques ou privées), n’a rien quasiment changer.

Les conditions d’embauches, le paiement des salaires incitent toujours autant les grèves des personnels. Une situation qui a certainement favorisé les retards des bus aux différents points de ramassage des clients. Et à ces endroits, ce sont des files indiennes sur des centaines de mètres qui se créent. Ce, malgré le soleil ou la pluie. Des pères et mères de familles, des élèves, des travailleurs, tous débouts car ce ne sont pas les petits abris bus de trois places construits il Y’a quelques années, qui peuvent abriter ces centaines de clients. Le peuple humilié par le “Ngori”?

Il faut donc s’interroger sur le traitement qui est réservé aux clients. Est-ce parce que les trajets sont à moindre coût ? Est ce parce que depuis un an le Chef de l’État Ali BONGO ONDIMBA a décidé de la gratuité du transport public urbain ?

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