100 jours de rêves : Libreville toujours insalubre au réveil

 100 jours de rêves : Libreville toujours insalubre au réveil
” Quelq’un m’a dit un jour que mon visage brille et cela m’a réjouie. J’aimerais…que Libreville brille, par sa propreté, par la discipline de ses populations et que cette ville soit partout citée en exemple…”, a conclu la Mairesse de Libreville Christine MBA Ndutume dans une interview accordée au quotidien national l’Union.

Après cent (100) jours à la tête de la Municipalité de Libreville, on aurait pensé à un véritable changement du visage de Libreville, peine perdue. Le concours Rose Christiane Ossouka Raponda en vue de lutter contre l’insalubrité au sein des quartiers a été un véritable échec. La situation de l’insalubrité au sein de la capitale gabonaise est plutôt allée de mal en pis. Mais dans le même temps, serait-ce désormais l’unique feuille de route à la mairie de Libreville ? Quid de la construction des marchés ? Des taxes abusifs? De l’aménagement de la route au sein de la cité ?
Certes, les rêves de brillance font parti de l’opulence que dégage la fonction de Maire de Libreville. Mais il faudrait pour dame Christine MBA Ndutume garder les pieds sur terre et surtout collés à la réalité des quartiers de Libreville. Les commerçantes déguerpis récemment n’ont eu que leurs yeux pour pleurer. Manque de marchés.

Au marché de Mont Bouet, ce sont des jeunes gabonais vendeurs de friperie qui sont constamment victimes d’abus d’autorité des forces de police et de la police municipale. Pourtant, nombreux parmis eux nourrissent des familles grâce à leur activité.
Que dire de la gestion des recettes ? Les récentes nominations qu’a effectué la locataire de la Mairie de Libreville au sein même de celle-ci laisse présager une gestion “opaque” de cette manne dont les conseillers municipaux n’auront que leurs yeux pour pleurer.
Qui gère réellement la municipalité de Libreville ? La question semble plutôt banale, mais pourtant elle a tout son sens après les sorties peu honorables observées à l’étranger et ici à Libreville effectuée par la “maman des Librevillois”.

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